Samedi 23 juin 2007
Etendu sur un sofa, dans une salle majestueuse aux sculptures multiples, je les contemplais danser comme deux princesses. Les mouvements de leurs bras étaient d’une grâce remarquable, on aurait dit des serpents se laissant bercer par une musique légère et enivrante. Des couleurs scintillantes recouvraient certaines parties de leur corps à moitiés dénudé que je soupçonnais doux et rugueux. Cette danse du ventre rendait la silhouette de ces deux déesses si désirables. Leur regard de victime amusée cherchait à m’ensorceler, elles me souhaitaient, elles me désiraient en elles. Progressivement la musique s’intensifiait et en parfaite harmonie, la danse se faisait magnétique, les saccades devenaient plus explicites. Les allé-retour de leur bassins, de leur fesses si désirables révélaient en moi des pulsions de violences, pulsion que je voulais retourner sur ces deux femmes. Je fermai les yeux, un véritable volcan commençait son irruption dans les profondeurs de mon être, une force se concentrait et prenais forme au centre. J’explosais de désir, la mort n’était pas loin, je n’étais plus qu’une bête, une bête assoiffée de sexe, de sang, je voulais les pénétrer jusqu’à la mort. L’endroit n’avait pas d’importance. Le ciel, la terre n’étaient plus. Seul mon poignard et leur plaie n’existaient…
Rouvrant les yeux, nous avions changé d’endroit, je reconnus ma chambre d’hôpital. La lumière lointaine du couloir était parfaite pour admirer le spectacle en gardant ce qu’il fallait d’obscurité, Sandra se donnait corps et âmes à sa tache, ses cheveux frôlaient mon ventre. Je ressentais les caresses de sa langue sur le bout de mon sexe. Elle m’aspirait entièrement. Je vibrais au rythme de sa bouche, sa main fine et délicate tenait mon pénis et faisait partie intégrante de cette œuvre de plaisir. Une silhouette sortit de l’ombre et s’approcha du lit. Caroline était toute nue. Sa cambrure mettait ses seins en avant, je la désirais. Elle mit une main sur mon front, l’autre sur mon torse. Sa bouche vint au contact de la mienne, nous nous fîmes don d’un baiser mélangeant érotisme et dévotion extrêmes. Mon esprit ne souhaitait pas comprendre la situation mais juste la vivre jusqu’au bout.
Ses lèvres avaient quitté les miennes. Reprenant mes esprits, je m’aperçu que nous avions à nouveau changé d’endroit, je me retrouvais maintenant debout au centre de cette endroit somptueux. Ces deux merveilleuses filles allongées devant moi m’attendaient en s’enlaçant. Mon excitation avait atteint son point culminant. En baissant la tête, je découvris que mon corps était tout autre. La forme de mes bras, de mon torse, ma manière de me tenir. Mon grain de peau était très sombre et paraissait bien plus rêche. Ma morphologie de géant m’impressionnait, Je ressentais une puissance se dégager de moi. J’étais redevenu ce que j’avais déjà été.
J’admirai mes longs doigts aux ongles parfaits quand soudain leurs voix pénétrèrent mes pensées :
« Viens, viens, nous sommes à toi, viens, prends nous… »
Je les regardais s’embrasser en gémissant de plaisir. J’eu l’étrange sensation à cet instant d’être observé…
« Viens, qu’attend tu…nous sommes à toi »
 Je pris doucement le pied de Caroline, l’amena à moi sans efforts. Ces jambes écartées devant moi, elle était prête à m’accueillir. Mon premier coup de rein déclencha un véritable éclaire, des milliers de voix exultèrent. Les mûrs et le sol vibraient au rythme de notre étreinte maintenant commencée. Ma main droite caressait Sandra allongée à côté de nous. Je devenais une puissance qui absorbait toute l’énergie aux alentours. Au fur et à mesure que mon plaisir augmentait, je m’oubliais, je devenais le noyau de l’univers. Caroline avait les yeux révulsés. Sa bouche grande ouverte me dévoilait une langue dont je connaissais le parfum exquis. Mes gestes étaient devenus plus amples, plus rapides, plus violents. Tournant mon regard vers Sandra, je l’attrapai brusquement par le coup et la plaqua au sol comme si j’avais eu peur qu’elle ne m’échappe. Elle aussi m’appartenait. Notre accouplement était devenu bestial, le moment crucial arrivait, je ne contrôlais plus la situation. Je me souviens uniquement avoir hurlé de plaisir, ou plutôt beugler de plaisir. Revenant lentement à moi, la succulente Caroline respirait rapidement, elle sortait d’une véritable transe, le calme revenait. Sandra les yeux grands ouverts ne bougeait plus. J’enlevai lentement ma main de son cou, son corps restait inerte. Un effroi glacial me traversa. Elle était morte, j’avais pris sa vie !
 
 
par Hessman
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