Me dressant d’un geste soudain, j’eu du mal à contenir mon émotion. Essoufflé, je regardai le réveil qui indiquait cinq heure du matin. Les battements de mon cœur étaient rapides, des gouttes de
sueur roulaient sur mon front. La peur était encore là, enfouie au plus profond de moi. Ces rêves qui se confondaient avec la réalité en étaient la source principale. L’incapacité de comprendre,
mes repères partis en éclat, tout n’était plus qu’un tourbillon dans ma tête. Devenais-je fou ? Et finalement, pouvais-je encore assurément affirmer qu’un moment précis était un moment de
réalité ?
Et cette présence, cette énergie nouvelle que je ressentais par intermittence, d’ou venait-elle ? M’appartenait-elle ? Et pourquoi je la craignais autant sans vouloir réellement qu’elle
ne disparaisse ?
Trop de question face à un vide de réponse.
Encore un cauchemar, encore des images dégueulasses. Il fallait probablement que j’en parle à Azvout. Lui pourrait sans doute m’aider.
Je décidai de ne pas appeler d’infirmière. D’ailleurs, que pouvais-je leur dire ? Que j’avais fais un horrible cauchemar et que je me sentais mal. Que dans mon délire onirique je baisais et
tuais des infirmières ! « Allons Gabriel, ce n’est qu’un rêve, rendors toi… »
Je fermai les yeux en essayant de penser à des choses agréables, mais là encore je me surprenais à me délecter d’images que ma morale m’interdisait. Mes repères reposaient dès lors sur un sol
marécageux dont l’épais brouillard ne devait cacher que sables mouvants et végétation chaotique. Je luttais, je menais un combat sans véritables convictions. L’état de mon esprit pouvait
s’apparenter à une chute libre sans fin. Je réussis tant bien que mal à m’oublier et à laisser filer un certain temps. Pendant ce repos, je me sentis à nouveau observer. J’étais pourtant seul
dans une petite chambre, les volets étaient fermés …
par Hessman
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