L’ensemble de mon corps complètement contracté, je sorti dans une longue inspiration de mon sommeil. Après un bref instant de confusion, les sangles multiples et ce plafond couronnant ces quatre
mûrs matelassés me firent prendre conscience de l’endroit ou l’on m’avait replacé.
« Les fumiers m’ont re-ligoté dans la chambre des fous ! »
L’endroit n’ayant pas de fenêtre, il m’était difficile de me situer dans le temps. Attendre était la seule solution.
La situation devenait extrêmement compliquée, il fallait que je fasse preuve de réalisme. La crise de personnalité mêlée à ces rêves étranges devait vu les circonstances, être passé sous silence.
D’une manière ou d’une autre, bizarrement je m’y habituais et je pourrais toujours traiter ça ultérieurement. Une fois sorti de ce pétrin les choses rentreraient dans l’ordre et ces fantasmes,
ces délires ne se seraient révéler être que le résultat d’un bouleversement de mon quotidien. Pour le moment on m’avait réduit à nouveau à l’état d’un légume attaché et shooté. Maintenant, à moi
de jouer : contenir, retenir mes pulsions, être ce qu’il fallait que je sois pour arriver à mes fins. Ce qui n’était pas si loin d’un mode de vie traditionnel.
par Hessman
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